La physique de la ventilation
des vides sous toit
Cela faisait longtemps que je
voulais parler de la ventilation. Je ne voulais pas être redondant comme la
plupart des articles que l’on peut lire un peu partout sur le sujet. J’ai alors
décidé de pousser l’idée un peu plus loin et d’écrire quelque chose de nouveau
qui viendra je l’espère, éclaircir ce phénomène.
Nous connaissons tous
l’importance de la ventilation dans nos toits de maison. Que vous ayez un
plafond cathédrale, plat avec grenier ouvert ou que vous ayez un demi-étage
avec une partie du plafond en pente, le principe demeure le même. Le but de la
ventilation sera d’éliminer l’humidité et prévenir l’accumulation de moisissure
qui pourrait éventuellement faire dégrader prématurément des composants de toit
et du revêtement.
Pour en apprécier l’importance,
nous devons explorer un peu les principes d’hygrométrie ou,
les rapports entre l’humidité, l’air et la température ainsi que le rôle dont
vient y jouer la ventilation. Pour se faire, il est bon de comprendre ce qu’est
l’humidité relative, le point de rosée ou ligne de rosée, la pression de vapeur
d’eau, l’évaporation et l’effet de cheminée.
L’humidité
relative est le rapport d’eau contenu dans un volume
d’air donné à une température donnée. L’air contient de l’eau sous
forme de vapeur. Lorsque la température de l’air augmente, celui-ci prend de
l’expansion mais la quantité de vapeur d’eau qu’il contient ne change pas.
Alors on dira que le taux d’humidité a diminué. Quand la température de l’air
diminue, son volume diminue aussi mais l’eau qu’il contient ne change pas. Il
sera alors dit que le taux d’humidité relative a augmenté.
Lorsqu’il arrive un apport
d’humidité important ou quand la température froide fait diminuer le volume
d’air et que celui-ci ne peut plus contenir de vapeur d’eau, on dit alors que
l’air est saturé. Les vapeurs d’eau se transforment alors en liquide quand
elles entrent en contact avec une surface froide comme nous pouvons souvent le
voir sur les fenêtres. La température à laquelle la vapeur se liquéfie est ce
qu’on appelle le point de rosée .


L’air contenu dans l’isolant étant
maintenant saturé d’eau, la pression de vapeur y est donc supérieure à la
pression de vapeur retrouvée dans l’air du grenier. Étant donné que cette pression
tant à vouloir s’équilibrer, l’humidité contenue dans l’isolant sera attiré
vers sa surface, là où la pression y est moidre.
Maintenant, qu’est-ce que tout
ça a à voir avec la ventilation des vides sous toits? Une fois que l’humidité
contenue dans l’isolant a rejoint la surface, celle-ci en est absorbée dans
l’air plus sec du grenier, c’est l’évaporation . La ventilation entre
maintenant en jeu. Le mouvement de l’air contre l’isolant vient accélérer le
processus d’évaporation de l’eau. Plus il y a de ventilation, plus l’humidité
est évaporée rapidement de la surface de l’isolant et plus la vapeur d’eau y
est attirée.

Une fois dans l’air, l’humidité
s’en trouve maintenant exfiltrée hors tu grenier par le ventilateur de toit,
entrainée par le mouvement de l’air. Voilà, c’était l’hygrométrie de la
ventilation.
Texte et diagrammes par Stephen
Lagueux, tous droits réservés.
ª Wikipédia