Odeurs intermittentes dans la maison

Vous avez des troubles d'odeur dasn la maison?  Vous ne savez pas d'où elles viennent? Vous avez beau chercher partout dans la maison et ça commence à vous tapper sur les nerfs? Tous les siphons de plomberie sont biens remplis d'eau? Avez-vous songés à vérifier à l'extérieur?
Les bouches d'air, peu importe laquelle, peuvent aspirer des gazs et autre air vicié se trouvant à proximité. Si des bouches d'extraction d'air comme l'extracteur de salle de bain, la sécheuse, la hotte etc. se trouvent trop près d'une bouche d'entrée d'air, ou d'une fenêtre et que l'espace extérieur y est restreint, Il y a de fortes chances que vous raspirez l'air que vous voulez vous débarasser en premier lieu.
Vérifiez où vous mettez les bacs à ordure et ce qui ce trouve à proximité des entrées d'air et éloignez les. Il n'est pas rare de voir des bacs adossés au mur de la maison juste à côté de l'entrée d'air de l'échangeur.
Les autos peuvent poser des risques pour la santé si le tuyau d'achapement est devant une fenêtre où une bouche d'air. Les évents de plomberie mal situés sont aussi des causes de retour d'air vicié à l'intérieur.
Les plinthes de chauffage situées juste à côté des toilettes sont sujettes à la corrosion qui peut être causée par le suintage des toilettes. Une autre cause de la présence de corrosion sur les plinthes est due à l’éclaboussure de gouttelettes d’urine. Étant de nature acide, l’urine endommage la peinture et le métal.
Lors des périodes de chauffage, l’utilisation de la plinthe fait chauffer les particules d’urine mélangées avec les particules de peinture. L’échauffement de ces produits chimiques cause la libération de COV dans l’air (composés organiques volatiles). Ces COVs deviennent une source d’odeur qui peut s’avérer très désagréable et qui peut, dans certains cas, influencer sur la santé de certaines personnes.

La liste des possibilités est tres variée et peut être complexe. Mais souvent, une simple correction peu régler le problème.

Isolant à remplacer

Quantité importante de crottes de souris sur l'isolant. Les souris se creusent des chemins dans les matériaux isolants et recherchent la chaleur des plafonds et lumières.
Dans ce cas-ci, l'isolant était rempli de tunels et recouvert d'excrément sur plus de 50% de sa surface. Il fut fortement recommandé de procéder au remplacement complet de l'isolant incluant une décontamination du vide-sous-toit.

Les balcons, pourtant si simple à construire, si souvent négligés.

Maison 2012 avec balcon arrière en bois. Attaché à la maison d'un côté et supporté en porte-à-faux de l'autre côté sur des poteaux de soutien qui ne sont pas pare-gels. Avec la gelée du sol en hiver, les poteaux peuvent facilement soulever le balcon de 3 à 4 pouces. Les solives qui sont rattachées à la maison agissent comme des charnières. Ce mouvement répétitif de soulèvement et d'affaissement fait décoller les solives de la structure ce qui peut éventuellement en résulter un effondrement du balcon. Si simple à construire, trop souvent négligés.

Feuilles métalliques sur du bardeaux d'asphalte, à ne pas faire.

Il n'est pas recommandé d'installer un revêtement de couverture métallique directement par dessus un ancien revêtement de bardeaux d'asphalte. Le métal s'allonge et se contracte avec les variations de températures. Le granulat des bardeaux étant très abrasifs agissent comme du papier à sabler et endommagent le dessous des feuilles métalliques. L'humidité prise entre les deux revêtements vient par la suite corroder les feuilles de métal. La photo démontre justement ce genre d'installation.

Les évents de toit,

J'en vois peut-être 1 sur 10 d'installé comme il faut et je suis généreux. Les évents de type Maximum doivent être installés 6 pouces plus haut que le faîte de la maison. installé de cette façon, celui-ci ne fait pas son travail.
Pourtant si simple à installer, si le monde se donnait la peine de lire les instructions d'installation, il y aurait moins de problème d'humidité dans les greniers.


Situation pouvant s'avérer extrèmement dangereuse.

Pourquoi le danger ici?
Sur cette photo, nous pouvons voir la mise à la terre principale du panneau électrique connecté à l'un des conduits d'alimentation d'eau. Les mises à la terre doivent être installées sur le conduit d'arrivée d'eau principal et ce, le plus près possible du sol. En plus de l'emplacement inadéquat de la mise à la terre, cette maison est alimentée en eau par un puit artésien. Par concéquent, le système électrique n'est pas mis à la terre. Advenant une surcharge électrique importante, tout le système de plomberie intérieur incluant les conduits et appareils (éviers, bains, douches etc.) peuvent devenir électrifiés. Des câbles surchauffés furent aussi remarqués dans le panneau électrique.


Pourquoi faire inspecter une maison neuve?

Parce qu’on ne sait jamais ce que l’on peut trouver. Lors d’une inspection d’une maison neuve, une infiltration d’eau fut découverte au sous-sol. La maison avait été laissée inhabitée pendant quelques mois suite à sa construction. Un aménagement extérieur arrière inachevé entraina l’eau de surface vers la maison. Une margelle mal installée et un drain bouché par le sable fut aussi remarqué.
Cette découverte nécessita un réaménagement du terrain afin d’en éloigner l’eau de surface de la maison. Une réinstallation adéquate de la margelle. Une inspection et nettoyage du drain français. Un assèchement des parties affectées et le remplacement du revêtement de plancher.
Laissée sans attention, cette infiltration aurait pu mener à des travaux importants de décontamination et remédiation de moisissures.


La thermographie au service du bâtiment

Les occupants d'un petit immeuble construit au début des années 1900 se plaignaient que leur chambre à coucher était froide et difficile à chauffer. Une inspection thermographique permit de découvrir un affaissement de l'isolant dans les murs ainsi qu'une vieille ouverture de fenêtre bouchée.
Sur le thermogramme de gauche, vu de l'extérieur, il est possible de voir les pertes de chaleur causées par le manque d'isolant. Sur le thermogramme de droite, nous pouvons voir les murs froids de la chambre vu de l'intérieur.


Je viens finalement de me mettre à jour avec les médias sociaux. Je viens de créer une page Facebook pour LagueuxInspection. Chroniques, anecdotes, trucs et conseils.


https://www.facebook.com/lagueuxinspection

Mauvaise configuration

La configuration de la jonction de ces deux couverture pose un problème. L'eau peut s'infiltrer par le soffite de la mansarde et en affecter des composants. Recommandation; bloquer le soffite ventilé sur une hauteur minimale de 2 pieds et installer un solin de déflection. 




Les toits retroussés, très mauvais concept architectural.

Les bardeaux d'asphaltes installés aux parties inférieures de ces toits s'endommagerons prématurément dû aux accumulations de neige, glace et eau. L'eau fini par s'infiltrer sous le revêtement et il n'est pas rare de remarquer des traces d'infiltration dans le grenier, comme des bouts de ferme-de-toit affectées par la pourriture et/ou comme c'est le cas sur la photo, un fascia complêtement pourri par endroits. Une attention particulière doit être prise lors du recouvrement de ce type de couverture,


Les écoles d'inspecteurs nuisent à l'industrie pendant que les assureurs rient dans leurs barbes

Je ne parle pas ici d’un point de vue académique. Je suis un fervent de l’éducation et il est important que la personne travaillant comme inspecteur en bâtiment ait un minimum de formation reconnue. Mais, comme dans toutes bonnes choses, trop c’est comme pas assez et la quantité d’écoles offrant le cours d’inspecteur vient nuire à l’industrie plutôt que de l’aider. 
Le nombre d’acheteurs floués des dernières années a créé un engouement pour un encadrement professionnel du métier d’inspecteur afin de soi-disant, protéger le consommateur. Les centres de formation y ont vu une manne importante sous forme de subventions gouvernementales et la création de programmes et cours pour devenir inspecteur s'est multipliée. Les centres d’emplois et les services d’orientation professionnelle y ont aussi vu une opportunité et dirigent les prestataires et ceux en mal de changement de carrière vers ces écoles et en remplissent les classes. 
La majorité des courtiers immobiliers payés à commission favoriseront les nouveaux inspecteurs sans expérience afin de maximiser les chances de conclure une transaction. L’acheteur lésé se plaindra à qui veut l’entendre et l’inspecteur sera pointé du doigt pendant que le courtier s’en lave les mains. Les journaux et les émissions à caméras cachées s’en donnent à cœur joie et le cercle vicieux d’un besoin d’encadrement est alimenté. 
De l’autre côté, les compagnies d’assurances offrant l’erreur et omission font des affaires en or en assurant tous ces nouveaux inspecteurs. Cependant, à l’opposé d’un commerce de détail, l’augmentation du nombre de client ne fait pas diminuer les prix pour autant. L’arrivée importante de ces nouveaux assurés augmente exponentiellement l’exposition aux risques des assureurs et a pour conséquence des augmentions importantes des primes pour tous. 

Les formations données par ces écoles ne sont que le minimum. Le nombre grandissant de centres offrant la formation fait que des centaines de nouveaux inspecteurs graduent chaque année et la venue dans le marché de ces nouveaux gradués vient diluer la qualité des services offerts. Comme un médecin de famille ou un garagiste, un bon inspecteur est difficile à trouver et l’industrie immobilière en général s’en trouve affectée. 

Nous sommes de loin la personne la plus importante dans une transaction immobilière mais nous sommes aussi celle qui en recevra les torts si quelque chose tourne mal pour l’acheteur. Un encadrement est nécessaire et doit commencer avec les formations. Ceci étant dit, l’acheteur d’une nouvelle maison passera plus de temps à magasiner un nouveau réfrigérateur qu’il en passera à vérifier les qualifications de l’inspecteur. Si l’industrie veut vraiment protéger le consommateur, c’est l’acheteur qui devrait être éduqué parce qu’après tout, c’est lui qui choisit son inspecteur.

La physique de la ventilation des vides sous toit

La physique de la ventilation des vides sous toit
Cela faisait longtemps que je voulais parler de la ventilation. Je ne voulais pas être redondant comme la plupart des articles que l’on peut lire un peu partout sur le sujet. J’ai alors décidé de pousser l’idée un peu plus loin et d’écrire quelque chose de nouveau qui viendra je l’espère, éclaircir ce phénomène.
Nous connaissons tous l’importance de la ventilation dans nos toits de maison. Que vous ayez un plafond cathédrale, plat avec grenier ouvert ou que vous ayez un demi-étage avec une partie du plafond en pente, le principe demeure le même. Le but de la ventilation sera d’éliminer l’humidité et prévenir l’accumulation de moisissure qui pourrait éventuellement faire dégrader prématurément des composants de toit et du revêtement.
Pour en apprécier l’importance, nous devons explorer un peu les principes d’hygrométrie ou, les rapports entre l’humidité, l’air et la température ainsi que le rôle dont vient y jouer la ventilation. Pour se faire, il est bon de comprendre ce qu’est l’humidité relative, le point de rosée ou ligne de rosée, la pression de vapeur d’eau, l’évaporation et l’effet de cheminée.

L’humidité relative  est le rapport d’eau contenu dans un volume d’air donné à une température donnée.  L’air contient de l’eau sous forme de vapeur. Lorsque la température de l’air augmente, celui-ci prend de l’expansion mais la quantité de vapeur d’eau qu’il contient ne change pas. Alors on dira que le taux d’humidité a diminué. Quand la température de l’air diminue, son volume diminue aussi mais l’eau qu’il contient ne change pas. Il sera alors dit que le taux d’humidité relative a augmenté.

Lorsqu’il arrive un apport d’humidité important ou quand la température froide fait diminuer le volume d’air et que celui-ci ne peut plus contenir de vapeur d’eau, on dit alors que l’air est saturé. Les vapeurs d’eau se transforment alors en liquide quand elles entrent en contact avec une surface froide comme nous pouvons souvent le voir sur les fenêtres. La température à laquelle la vapeur se liquéfie est ce qu’on appelle le point de rosée .

Les matériaux isolants que l’on retrouve dans nos murs et plafonds forment une barrière thermique qui sépare le chaud et le froid. Lorsque ces deux extrêmes se rencontrent, il se forme la ligne de rosée (comme expliquée ci-dessus). Dépendamment de la différence de température et du taux d’humidité, la ligne de rosée sera située plus ou moins profonde dans la barrière thermique. Cette présence d’eau provient de la vapeur   contenue dans l’air emprisonnée dans l’isolant et qui s’est condensée. 

La pression de vapeur d’eau ou pression partielle quant à elle, est la vapeur d'un corps présent également sous forme liquide ou solide. Lorsque le système est à l'équilibre (les proportions relatives de gaz et liquide ou solide ne varient pas), la pression de vapeur est alors dite, saturante. Si la pression partielle de la vapeur dépasse la pression de vapeur saturante, il y a liquéfaction ou condensation. Si par contre, la pression de vapeur est inférieure à la pression de vapeur saturante, une portion de liquide ou de solide passe sous forme gazeuse (vapeur) ª.

L’air contenu dans l’isolant étant maintenant saturé d’eau, la pression de vapeur y est donc supérieure à la pression de vapeur retrouvée dans l’air du grenier. Étant donné que cette pression tant à vouloir s’équilibrer, l’humidité contenue dans l’isolant sera attiré vers sa surface, là  où la pression y est moidre. 


Maintenant, qu’est-ce que tout ça a à voir avec la ventilation des vides sous toits? Une fois que l’humidité contenue dans l’isolant a rejoint la surface, celle-ci en est absorbée dans l’air plus sec du grenier, c’est l’évaporation . La ventilation entre maintenant en jeu. Le mouvement de l’air contre l’isolant vient accélérer le processus d’évaporation de l’eau. Plus il y a de ventilation, plus l’humidité est évaporée rapidement de la surface de l’isolant et plus la vapeur d’eau y est attirée. 

L’air chaud moins dense que l’air froid se déplace verticalement vers le haut dans le grenier en suivant le pontage le long des fermes de toit ou entre les baies des plafonds cathédrales formées par les solives. C’est le principe de convection. Lorsqu’il y a  présence de vent,  une zone de basse pression au niveau du toit se crée. L’air dans le grenier en est alors aspiré vers l’extérieur.  L’air situé au niveau du débord de toit est  par la suite aspiré à son tour dans le grenier par les évents de soffites. C’est ce qu’on appelle l’effet de cheminée

Une fois dans l’air, l’humidité s’en trouve maintenant exfiltrée hors tu grenier par le ventilateur de toit, entrainée par le mouvement de l’air. Voilà, c’était l’hygrométrie de la ventilation. 
Texte et diagrammes par Stephen Lagueux, tous droits réservés.
ª Wikipédia

Effets adverses de la rénovation

Étant propriétaire, il vient toujours un temps où l’on veut rajeunir l’état de la maison. Que ce soit un nouveau revêtement de plancher, de nouvelles fenêtres, nouvelles armoires et luminaires, un petit rafraîchissement viendra rehausser la qualité de vie des occupants. Purement esthétique comme une nouvelle peinture ou par nécessité par l’ajout d’une chambre d’enfant, certaines transformations demanderont parfois une réflexion approfondie si l’on ne veut pas se retrouver avec des effets secondaires indésirables.

Il ne va pas sans dire que pour qu’une maison dégage son plein potentiel de rendement et de confort, tous les systèmes et composants doivent fonctionner à l’unisson. Si l’un de ses  composants est modifié ou altéré de quelque façon que ce soit, le rendement s’en trouvera affecté.


Présence de condensation sur les fenêtres indiquant une
saturation en eau de l'air.

Lors d’une récente inspection d’une maison bâtie en 1992, j’y ai remarqué un taux d’humidité très élevé et le propriétaire se questionnait sur l’apparition de fissures dans le haut des murs qu’il n’avait jamais remarqué avant. Je dois mentionner ici l’absence de système de ventilation générale. En parlant avec le propriétaire, j’ai appris que des rénovations avaient eu lieu il y a environ 18 mois. Toutes les fenêtres ont été remplacées et un nouveau système de chauffage radiant fut installé au plafond de la salle de bain.




Une fois de retour au bureau et après analyse des informations prises lors de l’inspection, j’en suis venu à la conclusion que ces récentes rénovations ont affectés plusieurs autres systèmes et composants de la maison et en affectent le rendement,  je m’explique;  Comme mentionné ci-haut, le propriétaire me mentionna l’apparition de fissures peu de temps après l’installation des nouvelles fenêtres. Ces fissures situées à la jonction des murs et plafonds furent principalement retrouvées aux alentours de la salle de bain.  Les nouvelles fenêtres fermant hermétiquement, empêchent toute infiltration d’air contrairement aux anciennes installations qui n’étaient peut-être pas tout-à-fait étanches contribuant ainsi à une ventilation naturelle.



Présence d'humidité autour de l'accès
causée par une exfiltration d'air humide.
L’absence de système de ventilation vient contribuer à une accumulation d’humidité importante dans la maison.  Durant la visite de l’entre-toit,  j’y ai découvert des signes d’humidité sur le bois et des traces d’écoulement de condensation sur les matériaux isolants.  Le vide sous toit étant aussi affecté par une piètre ventilation, l’effet de cheminée du grenier se trouve à aspirer l’air chaud et humide de la maison qui à son tour se condense et forme de l’humidité.  
 
 




Vue du chauffage radiant du plafond à l'aide
de la caméra thermique.
Selon tous les indices observés, j’en ai conclu que les fissures retrouvées dans le haut des murs sont le résultat d’un soulèvement des fermes de toit causé par l’installation des nouvelles fenêtres. Pourquoi? Voici le raisonnement;  Les nouvelles fenêtres hermétiques empêchent toute infiltration d’air. Combinée à une absence d’échangeur d’air, cette situation cause une augmentation importante du taux d’humidité. La ventilation inadéquate du vide sous toit cause une exfiltration de l’air chaud et humide de la maison dans le vide sous toit par une trappe d’accès mal scellée.
 
 
 
 
Les fermes de toit dont la membrure inférieure est bien sèche dans l’isolant et réchauffées par le système radiant du plafond, s’en trouvent soulevées par l’allongement des parties supérieures lorsque celles-ci s’allongent en hiver lors de présence d’humidité ce qui cause l’apparition de fissures. L’installation des fenêtres et du nouveau système de chauffage ont eu pour effet adverse une augmentation du taux d’humidité et un soulèvement des fermes de toit.
 
 
 
Vous voyez pourquoi que la transformation d’un composant peut avoir des effets négatifs sur d’autres systèmes et en affecter le rendement de la maison. Dans cette situation-ci, outre les rénovations énumérées, d’autres travaux sont de mises pour corriger les effets secondaires directement causés par les nouvelles fenêtres. Alors si vous prévoyez des travaux de rénovation, assurez-vous de faire affaire avec des personnes qualifiées et de vous faire expliquer les effets que vos transformations peuvent causer sur les autres composants et systèmes.  Comme l’a si bien dit Red Adair; “Si vous croyez qu’il en coûte cher d’engager un expert, attendez de voir ce qu’il vous en coûtera d’engager un amateur”.

Savez-vous ce que contiennent vos plafonds acoustiques?

Abordable et facile d’installation, les tuiles acoustiques seront sans contredit le matériau de choix pour le propriétaire de maison voulant terminer l’aménagement de son sous-sol. Venant avec un choix de plusieurs textures et motifs différents, facile d’entretien et pouvant être peinturé, il n’est pas surprenant de retrouver ce type de plafond dans plus de la moitié des maisons dont le sous-sol est aménagé.
 
L’un des avantages comme vous le savez sûrement, est que ces tuiles peuvent être facilement enlevées et remplacées au besoin pour avoir accès aux conduits de plomberie, de ventilation et aux installations électriques situées dans la structure du plancher.
 
Mais en tant que nouveau propriétaire, avez-vous déjà pris la peine de regarder l’état des composants au-dessus du plafond acoustique? Est-ce que votre inspecteur s’en est donné la peine? Questions tout-à-fait légitimes à se poser car certains inspecteurs ne lèveront pas de tuiles s’ils ne voient pas d’indices laissant supposer un problème comme des traces d’écoulement.
 
Le rôle de l’inspecteur étant d’agir au nom de l’acheteur, celui-ci devrait pourtant avoir une idée générale des systèmes et composants cachés dans le plafond. Sans pour autant lever ou enlever toutes les tuiles, il est du devoir de l’inspecteur de lever des tuiles de façon aléatoire près de sources susceptibles de déficiences. Advenant la découverte d’anomalie, alors il sera du devoir de l’inspecteur d’investiguer plus loin en levant le nombre de tuiles nécessaires pour en venir à un rassemblement suffisant d’informations pour conseiller l’acheteur.
 
Ayant pourtant l’apparence d’un plafond sans vice, certains plafonds acoustiques peuvent cacher des problèmes pouvant affecter le bon rendement des systèmes de la maison qui peuvent s’avérer grave et parfois même dangereux. Les troubles les plus souvent retrouvés sont les installations électriques artisanales et des conduits de chauffage inadéquats. Lors de l’installation des tuiles, le propriétaire faisant les travaux lui-même, sera tenté d’installer les lumières et de changer la configuration des conduits de chauffage sans pour autant avoir les connaissances ni les compétences pour le faire.
 
 
Lors d’une inspection récente, la découverte d’un trouble avec un registre de chauffage et l’installation non sécuritaire d’une lumière, me força à investiguer beaucoup plus loin. Après avoir levé plusieurs tuiles, j’y ai découvert que le système de conduits de chauffage et d’éclairage passant dans le plafond était à refaire au complet. Les installations inadéquates des conduits causaient des fuites importantes de chauffage se perdant dans le plafond.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 L’installation artisanale et non-sécuritaire des lumières rendait même la levée de tuiles dangereuse par endroits à cause du risque de contact entre des fils dénudés et les barres métalliques supportant le plafond.
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Certains inspecteurs diront que lever des tuiles acoustiques si elles ne comportent pas de déficience visible peuvent augmenter l’exposition de leur responsabilité en cas de poursuite pour négligence. Ayant pour excuse que s’ils lèvent une tuile, ils doivent les lever toutes pour être certains de ne rien manquer ce qui à mon opinion, est de la foutaise. Ne pas remarquer un vice augmente effectivement la responsabilité de l’inspecteur en cas de poursuite. Par contre, manquer la présence d’un vice qui aurait pu facilement être découvert moyennant un minimum d’effort est d’autant plus grave. Si vous faites inspecter votre nouvelle maison, insistez pour que l’inspecteur vérifie l’état des composants qui s’y cachent s’il ne le fait pas. Le rendement de votre nouvelle maison et même votre sécurité peuvent être affectées.
 
 
 

Gypse détrempé derrière la céramique

Il arrive souvent lors des inspections de retrouver des traces de moisissures sur le pourtour du bain et sur le coulis de céramique. Les robinets et les becs verseurs lâches ou mal vissés laisseront l’eau de la douche s’infiltrer dans les murs. Les carreaux de céramique cassés et le coulis endommagé ou craqué laisseront aussi infiltrer l’eau derrière la céramique. Le gypse s’en trouvera imbibé et de la moisissure se formera sur le papier cartonné. Sur une période prolongée, cette présence d’humidité finira par désagréger le gypse et causera aussi des dommages à l’ossature. La céramique prenant son support sur le gypse perdra de sa fermeté et le coulis s’endommagera de plus en plus aggravant le cycle d’infiltration.

Il est important de vérifier l’état de la robinetterie et de s’assurer que celle-ci est bien fixée. Vérifier les carreaux de céramique et le coulis pour voir si des fissures se sont formées. La moisissure de surface sur les joints de silicones peut facilement être enlevée mais surtout, ne la recouvrez pas d’une autre couche de silicone, elle s’en retrouvera dans son milieu favori pour proliférer soit,  l’humidité.

Sur la photo ci contre, nous voyons le pourtour du bain affecté par la moisissure. N’eut été des autres indices retrouvés lors de l’inspection, ce silicone aurait tout simplement pu être remplacé mais j’y ai retrouvé tous les indices regroupés. Des robinets lâches, un bec verseur mal vissé, des carreaux de céramique cassés et des joints de coulis fissurés. Tous ces indices m’ont fait soupçonnés la présence d’humidité derrière la céramique incluant la possibilité de présence de moisissure.


Mes soupçons furent corroborés à l’aide de la caméra thermique. Communément appelée caméra à infra rouge,  cet appareil permet de déceler les variations de température des objets observés. La couleur plus foncée sur ce thermogramme indique une région plus froide causée par la présence d'humidité derrière la céramique. Celle-ci fut aussi confirmée à l’aide d’un détecteur d’humidité. Il fut recommandé de procéder aux travaux adéquats nécessaires pour remédier  au problème.

Le choix des fenêtres

Quand vient le temps de faire bâtir votre maison ou bien que ce soit le temps de rénover, vous êtes confronté à prendre plusieurs décisions qui affecteront le rendement de votre nouvelle demeure. Faire le bon choix des fenêtres peut s’avérer être une tâche plus ardue que vous ne le pensez. Si vous achetez une maison neuve, votre entrepreneur vous laissera très peu d’options tant qu’au choix des fenêtres. Bien sûr, il vous installera des fenêtres de bonnes qualités mais pour demeurer compétitifs, les gros constructeurs se font donner des prix d’escomptes par leurs fournisseurs advenant qu’ils achètent en grosse quantité et à moins de payer des frais non-compris dans le prix de construction, ils s’en tiendront à vous fournir leurs propres fenêtres inscrites au devis sans vraiment examiner vos besoins réels.

Par contre, si vous agissez en tant qu’auto-constructeur ou bien si vous êtes en charge de vos propres  rénovations, vous ne serez limité que par votre budget et vous vous trouverez en face d’une panoplie de décisions à prendre. Vous devrez choisir des fenêtres qui vous offriront un maximum d’éclairage naturel sans pour autant en diminuer le rendement énergétique. La qualité des composants et le type de matériau seront déterminant à votre confort et à la longévité de vos fenêtres. Avez-vous besoin de fenêtres avec cadres de  bois, en aluminium, PVC ou bien un hybride bois-PVC? Quel type voulez-vous? Fixe, coulissante, à battant, à guillotine, basculante, à soufflet ou oscillo-battante? Tout cela dépend de vos besoins, vous ne voudriez peut-être pas d’une fenêtre à battant qui risquerait de se faire littéralement arracher advenant une forte bourrasque de vent n’est-ce pas?  Ensuite, parlons de la technologie du vitrage. Aurez-vous besoin d’un double ou d’un triple vitrage? Est-ce qu’une pellicule à faible émissivité serait un bon choix pour vous ou bien est-ce que des lames de gaz seraient un meilleur choix? Argon ou krypton?

Toutes les réponses à ses questions seront déterminées par l’emplacement des fenêtres sur votre maison ainsi que de la situation géographique de celle-ci. Si votre maison est bien ensoleillée, peut-être voudrez-vous des cadres en aluminium à la place du PVC. Par contre, peut-être que le PVC serait un bon choix si votre maison se situe dans une région boisée avec peu de soleil et un taux d’humidité élevé. Le PVC est un produit très populaire, résistant à l’humidité mais est fragile aux changements de température et aux rayons ultraviolets. L’aluminium lui, est un produit de très haute qualité mais dont le rendement énergétique sera affecté dû à la conduction directe du froid. La maison située dans un quartier résidentiel n’aura pas non plus besoin des mêmes fenêtres que celle qui est exposée aux grands vents et à l’air salin.

Après les vendeurs d’autos usagées vient les vendeurs de fenêtres et quand vient le temps de les magasiner, soyez certains d’avoir avec vous tous les détails sur la typologie de votre maison et sa situation géographique pour vous assurer de faire les bons choix. Un expert en fenestration vous proposera sûrement des fenêtres plus grandes sur le côté sud pour maximiser la chaleur solaire. Une pellicule à faible émissivité permettra d’y faire entrer la chaleur des bas rayons du soleil en hiver sans en faire sortir la chaleur de votre maison. Par contre, cette même pellicule ne sera pas nécessaire du côté nord étant donné l’absence du soleil. Votre vendeur pourrait alors vous suggérer des fenêtres plus petites avec double ou triple vitrage qui ralentira la transmission des pertes de chaleur au travers les vitres a cause du froid et des vents. La température moyenne en hiver avec le facteur vent viendra influencer votre choix, une température de surface de –55° ou  –35° fera une différence. La présence d’un gaz entre les vitres maximisera le rendement de celles-ci, c’est alors que vous choisirai entre l’argon ou le krypton, ce dernier étant plus efficace mais aussi plus dispendieux vous donnera un résultat différent.

Nous ne faisons qu’effleurer la surface du sujet du vitrage pour fenêtres. Il y a aussi l’aspect de l’isolation acoustique, si vous demeurez près d’une autoroute par exemple, certains types de vitrages diminueront la transmission du son. Vous avez aussi le vitrage de sécurité, les fenêtres qui résisteront aux ouragans, le verre trempé, les vitres avec grillages. Si c’est l’intimité que vous désirez, vous pouvez acheter des fenêtres possédant une pellicule teintée aux couleurs variées. Avec ou sans pellicules anti-reflèts ou anti-égratignures.  Nous retrouvons la plupart de ces fenêtres dans les édifices commerciaux mais peuvent aussi se retrouver chez vous advenant que vous y mettiez le prix.

Si vous ne voulez pas regretter le choix de vos fenêtres en recevant votre facture de chauffage, prenez bien le temps d’examiner toutes les situations avec votre vendeur et vous bénéficierez autant de la durabilité et esthétisme extérieur que votre confort intérieur.

Les revêtements de vinyle

Que ce soit pour une construction neuve ou pour rafraîchir l’allure extérieure d’une maison plus ancienne, vous trouverez sur le marché, des types de revêtements des plus variés. Peu importe celui que vous choisirez, vous pourrez profiter d’un assortiment de formes, de textures et de couleurs impressionnantes, il sera possible de facilement y agencer esthétisme et budget. Cependant, le rôle premier du revêtement étant de protéger l’enveloppe thermique de l’habitation contre les intempéries, une attention particulière devra être apportée quand viendra le temps de faire votre choix. Il sera important de savoir si la maison que vous voulez y installer votre nouveau revêtement sera exposée aux vents dominants, aux rayons ultraviolets, à l’air salin ou à une humidité environnante extrême qui viendra diminuer la durée de vie utile de vos revêtements extérieurs.

Parmi les parements disponibles, le vinyle sera sans contredit le plus populaire de tous et il occupe pas moins de 80% de part du marché actuel des revêtements souples. Faisant son apparition sur le marché de la construction résidentielle dans le début des années 70, le vinyle gagna en popularité à la fois par son faible coût et sa facilité d’installation et d’entretient. La qualité des panneaux de vinyle sera en fonction de son épaisseur qui peut varier entre .038 po. à .05 po. Les profilés haut de gamme quant à eux auront une épaisseur de .05 po et seront bien au delà des normes minimales en matière d’expansion et de résistance aux impacts.

Avec le temps, les fabricants ont raffiné le revêtement de vinyle pour lui donner un fini texturé ressemblant à s’y m’éprendre à des panneaux de bois. La stabilité des composants entrant dans la fabrication des nouveaux produits de vinyle lui donne un meilleur contrôle du degré de lustre des panneaux et une plus grande résistance aux rayons ultraviolets faisant en sorte qu’ils ne perdent seulement de 4 à 6% de leur couleur au fil du temps. Ce n’est cependant que depuis 2003 environ qu’il est possible de se procurer un revêtement de couleur foncée vraiment durable.

L’installation relativement facile demandera toutefois une attention particulière. Que se soit à l’aide de clous, de vis ou d’agrafes, il est important de ne pas les enfoncer complètement ce qui viendrait nuire à l’expansion des panneaux. Le vinyle réagit plutôt vivement aux fluctuations de températures et des panneaux ajustés ou cloués trop serrés finiront par gondoler. Dans cette situation, la solution consiste à démonter le parement affecté et le réinstaller correctement. Offrant une bonne résistance aux chocs et aux égratignures, le vinyle sera cependant friable par temps très froid et pourra se rompre facilement s’il reçoit un coup. Il sera possible de réparer la section endommagée avec du mastic de la même couleur sinon, le panneau devra être changé pour éviter que l’eau s’infiltre derrière.

Ce type de revêtement n’a pas besoin d’être peinturé mais devra être nettoyé à l’occasion pour préserver son apparence. Il sera important de ne pas utiliser de nettoyant abrasif qui en égratignerait la surface et lui enlèverait son lustre. Un des problèmes facilement repérable est le farinage et ces dommages sont attribuables à l’exposition au soleil. La surface se désagrégeant par les rayons ultraviolets, formera un résidu farineux sur les panneaux et il sera aussi possible d’y voir des coulisses causées par la pluie dans le bas des murs ou dans les coins des fenêtres. Ce problème ne se répare pas et le revêtement doit être changé.  Si vous voyez des taches d’eau sous le rebord inférieur des panneaux ou bien de la mousse, ces indices révèlent la présence d’humidité derrière le parement. Dans ces cas, vous devrez vérifier s’il y a infiltration d’eau par les solins.

Lors de l’installation, les panneaux doivent être installé sur des fourrures qui formeront un espace d’air qui sera vital au rôle thermique que remplie l’enveloppe extérieur de la maison et laissera échapper l’eau qui pourrait s’y infiltrer. Cependant, il sera important d’utiliser une moulure de départ dans le bas des murs et de boucher l’espace entre les fourrures pour empêcher les petits rongeurs de s’y infiltrer sans toutefois bloquer l’écoulement de l’eau. Évitez de commencer l’installation trop bas, un minimum de 6 pouces entre la surface du sol et les panneau devrait être respecté pour éviter un désagrègement prématuré. N’hésitez pas à avoir recours aux services d’un professionnel si vous ne vous sentez pas à l’aise dans les hauteurs car la majorité des travaux demanderont l’aide d’un échafaudage. Une installation adéquate maximisera la longévité du parement de vinyle. Suivez les instructions et recommandations du fabricant et vous jouirez d’un revêtement d’allure impeccable pour des années à venir.





La reconstruction après inondation


C,est en lisant un article sur la reconstruction des maisons endommagées par les inondations en Montérégie que m’est venu l’idée du sujet de cette semaine. Il n’est pas sans savoir que les inondations dont cette partie du Québec a connu ce printemps ont endommagées des milliers de résidences et laissées des centaines de propriétaires sans abris. L’évacuation des maisons qui par la suite furent barricadées ont fait qu’avec l’absence de circulation d’air, ces résidences devinrent des incubateurs à moisissures. Toutes ces maisons doivent au minimum, être dénudées de tous revêtement intérieur incluant les matériaux isolants pour éliminer toutes traces de moisissures. Tous les meubles rembourrés, les matelas, les rideaux, les tapis, le linge doivent être jetés. Certaines de ces maisons doivent tout simplement être démolies.

Québec adopta cet été un décret autorisant la reconstruction des résidences en zone inondable. Ce décret autorise les propriétaires de maisons situées dans la zone 2-20 ans, c'est-à-dire sur des terrains susceptibles d'être inondés au moins une fois tous les 20 ans, à rénover et même à reconstruire leur maison. Ces demeures, qui doivent être des résidences principales, devront cependant être immunisées, ce qui signifie qu’elles doivent  être construites sur pilotis ou être bâties sur des fondations imperméables. Les maisons secondaires, les chalets et les propriétaires de maisons situées dans la zone 0-2 ans (inondée tous les deux ans environ) se verront interdire la reconstruction de leur demeure devenue maintenant inhabitable.

L’un des problèmes avec ce décret est qu’une date limite y est fixée pour l’achèvement  des travaux et qu’un montant maximum de $150000 est accordé dépendamment des maisons. Or, dans plusieurs cas, ce montant sera beaucoup trop bas et ne rencontrera pas tous les frais de reconstructions et de remplacements ce qui peut influencer sur la qualité des travaux. L’empressement des propriétaires et le manque de travailleurs qualifiés peut faire en sorte que certaines reconstructions ne se feront pas selon les règles de l’art et seront tout simplement bâclés. Comme vous le savez, ce genre de situation attire toujours les profiteurs et plusieurs propriétaires impatients de commencer les réparations, ont débutés avant même le dépôt du décret du gouvernement. Physiquement et émotionnellement épuisés, certains propriétaires peuvent s’être fait prendre au jeu par des personnes peu scrupuleuses s’étant improvisées entrepreneurs et allant de portes en portes pour offrir leurs services. Il est possible par contre, pour aider à enrayer ce fléau, d’engager un inspecteur en bâtiment pour que celui-ci vérifie en votre nom la conformité du travail effectué par l’entrepreneur au fur et à mesure que les travaux progressent et s’assurer que ceux-ci sont fait selon les règles de l’art.

L’inspection des constructions neuves est normalement consistée de quatre visites principales mais peut varier selon l’entente préalablement conclue avec le propriétaire. Lors de sa première visite, l’inspecteur vérifiera l’armature des fondations, à savoir si celles-ci furent installées selon les plans et il demeurera sur le chantier pour la coulée du béton. Une fois la structure érigée (communément appelée le « Rough ») une inspection de celle-ci sera faite. La construction des murs, des planchers et la structure du toit seront inspectées avant d’y installer les matériaux isolants qui par la suite seront inspectés à leurs tours ainsi que les pare-vapeurs. Enfin, une dernière inspection finale sera faite avant la prise de possession de la maison pour s’assurer que l’entrepreneur a bel et bien fait le travail exigé selon les plans et devis. Advenant la découverte de vices, l’inspecteur vous en fera part par téléphone d’où vous pourrez par la suite intervenir auprès de l’entrepreneur. Il documentera son travail à l’aide de photos et rédigera un rapport du travail accompli.

Ayant moi-même été entrepreneur, je peux me mettre à leur place et vous dire que les inspecteurs ne sont pas les bienvenues sur un chantier et ils vous diront tous que d’engager un inspecteur en bâtiment sera de l’argent jeté par les fenêtres. Contrairement à la Régie du Bâtiment ou la Commission de la Construction du Québec, notre rôle n’est pas de vérifier les conformités des licences ou d’investiguer l’entrepreneur à savoir s’il fait du «travail au noir» et s’assurer qu’ils paient ses cotisations syndicales. L’inspecteur agira en votre nom et s’assurera que le travail effectué reflète ce qui est demandé dans les plans et qu’aucun oubli ou erreur ne s’y ait glissé. Je connais bien la mentalité qui règne sur les chantiers de construction, surtout lorsque le temps presse, rien n’est plus facile que d’omettre l’installation de quelques barres d’armature en disant que l’architecte n’y connaît rien et que le tout sera caché dans le béton. Le propriétaire découvrira l’année suivante que l’eau s’infiltre par des fissures dans la fondation et qu’il ne peut rien faire contre l’entrepreneur puisque celui-ci n’est plus en affaire. 

Ce ne sont pas tous les inspecteurs en bâtiment qui ont les qualifications nécessaires pour inspecter les constructions neuves. Vérifiez si celui-ci a de l’expérience en construction et s’il détient son certificat ASP de la CSST lui permettant de travailler en chantier. Les frais chargés pour ce genre de mandat peuvent varier entre 1200 et 2000 dollars ce qui est peu cher payé pour  vous donner la paix d’esprit et possiblement vous éviter des futures réparations pouvant s’avérer être très dispendieuses. Maintenant, que peut-il arriver lors de la revente de ces maisons? Si vous êtes l’acheteur, faites la inspecter et faites faire une analyse de la qualité de l’air pour vous assurer de l’absence de spores de moisissures qui pourraient être nuisibles pour la santé. Si vous êtes le vendeur et que vous avez fait certaines réparations vous-même, soyez certains de tous mentionner et de ne rien cacher à l’acheteur. La moisissure non détectée dans les murs sera un vice caché et vous en serez tenu responsable. Si par contre vous avez opté pour les services d’un professionnel, ayez en main toutes les factures qui vous serviront de preuves advenant un recours contre vous.

L'écoulement de l'eau de surface

Rafraîchissante et fortement convoitée lors des journées de canicules mais d’ailleurs et avant tout, un besoin essentiel permettant à toute espèce animale et végétale de survivre et s’épanouir, l’eau peut aussi s’avérer être la source de bien des désagréments lorsque celle-ci s’invite dans nos sous-sols à notre insu. Avec un aménagement adéquat du terrain, un système de drainage fonctionnel et en prenant quelques simples précautions, il sera possible de diminuer considérablement les risques d’infiltration.

Il est facile de prévoir et de prendre les précautions nécessaires lors de la conception des plans d’une nouvelle maison mais les choses sont bien différentes à l’achat d’une maison déjà existante. Un bon inspecteur ne se limitera pas à vérifier les composants intérieurs et extérieurs de votre maison, l’aménagement extérieur fera aussi partie de son inspection. Une des causes d’infiltration dans les sous-sols est due à l’accumulation d’eau de surface sur le terrain et un mauvais écoulement. Le dénivellement du terrain devrait démontrer une pente positive sur tous les cotés de la maison pour que l’eau de surface s’écoule en s’éloignant de la maison.

Il sera aussi possible d’installer des drains de surface aux endroits appropriés. La conception est relativement simple et s’agit essentiellement d’une tranchée creusée en direction d’une zone non utilisée du terrain ou se jetant dans un fossé. Un tuyau perforé y est placé, puis recouvert de gravier ou de pierre. La largeur de la tranchée dépendra de la quantité d’eau dont vous avez besoin de vous débarrasser et la pente de celle-ci devrait être de 1%, (1 pied tous les 100 pieds) pour obtenir un bon écoulement. Cependant, étant propriétaire, vous devriez faire preuve de prudence si vous décidez de réaménager votre  terrain et d’y changer les pentes et d’y installer de nouveaux drains car vous serez tenu responsable des préjudices causés au voisin si celui-ci se retrouve avec une nouvelle affluence d’eau provenant de chez-vous.

L’origine du drain français serait attribuée à un agriculteur du Massachusetts du nom de Henry French qui aurait eu l’idée des tranchées remplies de pierres pour éloigner l’eau de ses terres. D’autres prétendent que ce terme proviendrait de France puisque dans les années 1800, Paris était dotée de tranchées ouvertes servant de drains. Le drain français comme nous le connaissons fit son apparition dans les années 50. Les tuyaux fabriqués de tuiles de grès en longueur de 1 pied et ayant 3 ou 4 pouces de diamètre intérieur étaient installés à la base de la fondation une à la suite de l’autre en laissant un espace d’environ ¼ de pouce entre chaque tuile pour recevoir l’eau. Les joints étaient normalement protégés d’un papier noir affin d’éviter l’infiltration de terre à l’intérieur. Les tuyaux étaient ensuite recouverts d’une couche de gravier, mais trop souvent en quantité insuffisante et il arrivait souvent qu’aucun gravier ne s’y trouve. De plus,  dû à la fragilité du grès, certains de ces drains étaient même détruits par des pierres dès le remblayage des fondations.

De nos jours, l'utilisation du drain de grès n'est plus utilisé. On utilise un tuyau dit de «bigot perforé» ou «BIG-O». Tuyaux de plastique flexible facile d’installation, il est perforé de façon à laisser passer l'eau plus facilement dans le tuyau. L’installation d’un drain français autour d’un bâtiment est une opération qui doit être fait avec toute l’attention nécessaire en respectant les règles d’art. Installé à la base de la semelle, son rôle consistera à recueillir l’eau s’écoulant le long de la fondation mais saviez-vous qu’il recueillera aussi l’eau lors de la montée du niveau de la nappe phréatique et aidera à diminuer les pressions hydrostatiques pouvant endommager la dalle? C’est pourquoi qu’une attention particulière doit aussi être apportée autant sous le drain que dessus celui-ci lors de l’installation. Le tuyau sera recouvert de pierres concassées et il est recommandé de recouvrir la pierre (et non le tuyau) d'une membrane géotextile lorsque les particules du remblai sont fines et qu’elles risquent d’en obstruer le drain. L’eau recueillie sera ensuite évacuée soit par gravité ou par un système de pompage. Dans les 2 cas, l’eau sera  acheminée jusqu’au bassin d’évacuation situé au sous-sol. Si la base du bassin est situés au dessus du tuyau de raccordement à l’égout pluvial, c’est par gravité qu’il y aura évacuation.  Dans l’autre cas, ce sera à l’aide d’une pompe qui enverra l’eau dans le tuyau de raccordement.  Pour un immeuble plus âgé et n’ayant aucun égout pluvial, le drain se déversera par gravité directement dans l’égout sanitaire.

Les descentes de gouttières doivent être disposées de façon à éloigner l’eau des fondations et une gaine de drainage ou des déflecteurs devraient être installés pour que l’eau de décharge s’écoule loin des fondations. Trop souvent nous voyons les descentes connectées directement au drain français, cette situation entraîne un apport important d’eau à un système de drainage déjà affecté et y entraîne aussi toute les feuilles mortes et autres détritus retrouvés dans les gouttières qui par la suite vient boucher les tuyaux. Avec une durée de vie d’environ 30 ans, il est possible que le drain d’une maison plus vieille ne fonctionne plus adéquatement. Si vous découvrez des infiltrations d'eau ou notez la présence d'humidité excessive dans le sous-sol ou voyez des moisissures ou des traces d’efflorescences, une inspection du système de drainage est recommandée. Un technicien se rendra chez vous et à l’aide d’une caméra pour en vérifier l’intérieur du drain. Il est possible que le tuyau soit totalement libre mais qu’il soit bouché de l’extérieur, dans ce cas un nouveau remblai sera de mise et, tant qu’à creuser, profitez-en pour calfeutrer les fissures et refaire l’imperméabilisation des murs et vous devriez avoir l’esprit tranquille pour un autre 30 ans.