Savez-vous ce que contiennent vos plafonds acoustiques?

Abordable et facile d’installation, les tuiles acoustiques seront sans contredit le matériau de choix pour le propriétaire de maison voulant terminer l’aménagement de son sous-sol. Venant avec un choix de plusieurs textures et motifs différents, facile d’entretien et pouvant être peinturé, il n’est pas surprenant de retrouver ce type de plafond dans plus de la moitié des maisons dont le sous-sol est aménagé.
 
L’un des avantages comme vous le savez sûrement, est que ces tuiles peuvent être facilement enlevées et remplacées au besoin pour avoir accès aux conduits de plomberie, de ventilation et aux installations électriques situées dans la structure du plancher.
 
Mais en tant que nouveau propriétaire, avez-vous déjà pris la peine de regarder l’état des composants au-dessus du plafond acoustique? Est-ce que votre inspecteur s’en est donné la peine? Questions tout-à-fait légitimes à se poser car certains inspecteurs ne lèveront pas de tuiles s’ils ne voient pas d’indices laissant supposer un problème comme des traces d’écoulement.
 
Le rôle de l’inspecteur étant d’agir au nom de l’acheteur, celui-ci devrait pourtant avoir une idée générale des systèmes et composants cachés dans le plafond. Sans pour autant lever ou enlever toutes les tuiles, il est du devoir de l’inspecteur de lever des tuiles de façon aléatoire près de sources susceptibles de déficiences. Advenant la découverte d’anomalie, alors il sera du devoir de l’inspecteur d’investiguer plus loin en levant le nombre de tuiles nécessaires pour en venir à un rassemblement suffisant d’informations pour conseiller l’acheteur.
 
Ayant pourtant l’apparence d’un plafond sans vice, certains plafonds acoustiques peuvent cacher des problèmes pouvant affecter le bon rendement des systèmes de la maison qui peuvent s’avérer grave et parfois même dangereux. Les troubles les plus souvent retrouvés sont les installations électriques artisanales et des conduits de chauffage inadéquats. Lors de l’installation des tuiles, le propriétaire faisant les travaux lui-même, sera tenté d’installer les lumières et de changer la configuration des conduits de chauffage sans pour autant avoir les connaissances ni les compétences pour le faire.
 
 
Lors d’une inspection récente, la découverte d’un trouble avec un registre de chauffage et l’installation non sécuritaire d’une lumière, me força à investiguer beaucoup plus loin. Après avoir levé plusieurs tuiles, j’y ai découvert que le système de conduits de chauffage et d’éclairage passant dans le plafond était à refaire au complet. Les installations inadéquates des conduits causaient des fuites importantes de chauffage se perdant dans le plafond.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 L’installation artisanale et non-sécuritaire des lumières rendait même la levée de tuiles dangereuse par endroits à cause du risque de contact entre des fils dénudés et les barres métalliques supportant le plafond.
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Certains inspecteurs diront que lever des tuiles acoustiques si elles ne comportent pas de déficience visible peuvent augmenter l’exposition de leur responsabilité en cas de poursuite pour négligence. Ayant pour excuse que s’ils lèvent une tuile, ils doivent les lever toutes pour être certains de ne rien manquer ce qui à mon opinion, est de la foutaise. Ne pas remarquer un vice augmente effectivement la responsabilité de l’inspecteur en cas de poursuite. Par contre, manquer la présence d’un vice qui aurait pu facilement être découvert moyennant un minimum d’effort est d’autant plus grave. Si vous faites inspecter votre nouvelle maison, insistez pour que l’inspecteur vérifie l’état des composants qui s’y cachent s’il ne le fait pas. Le rendement de votre nouvelle maison et même votre sécurité peuvent être affectées.
 
 
 

Gypse détrempé derrière la céramique

Il arrive souvent lors des inspections de retrouver des traces de moisissures sur le pourtour du bain et sur le coulis de céramique. Les robinets et les becs verseurs lâches ou mal vissés laisseront l’eau de la douche s’infiltrer dans les murs. Les carreaux de céramique cassés et le coulis endommagé ou craqué laisseront aussi infiltrer l’eau derrière la céramique. Le gypse s’en trouvera imbibé et de la moisissure se formera sur le papier cartonné. Sur une période prolongée, cette présence d’humidité finira par désagréger le gypse et causera aussi des dommages à l’ossature. La céramique prenant son support sur le gypse perdra de sa fermeté et le coulis s’endommagera de plus en plus aggravant le cycle d’infiltration.

Il est important de vérifier l’état de la robinetterie et de s’assurer que celle-ci est bien fixée. Vérifier les carreaux de céramique et le coulis pour voir si des fissures se sont formées. La moisissure de surface sur les joints de silicones peut facilement être enlevée mais surtout, ne la recouvrez pas d’une autre couche de silicone, elle s’en retrouvera dans son milieu favori pour proliférer soit,  l’humidité.

Sur la photo ci contre, nous voyons le pourtour du bain affecté par la moisissure. N’eut été des autres indices retrouvés lors de l’inspection, ce silicone aurait tout simplement pu être remplacé mais j’y ai retrouvé tous les indices regroupés. Des robinets lâches, un bec verseur mal vissé, des carreaux de céramique cassés et des joints de coulis fissurés. Tous ces indices m’ont fait soupçonnés la présence d’humidité derrière la céramique incluant la possibilité de présence de moisissure.


Mes soupçons furent corroborés à l’aide de la caméra thermique. Communément appelée caméra à infra rouge,  cet appareil permet de déceler les variations de température des objets observés. La couleur plus foncée sur ce thermogramme indique une région plus froide causée par la présence d'humidité derrière la céramique. Celle-ci fut aussi confirmée à l’aide d’un détecteur d’humidité. Il fut recommandé de procéder aux travaux adéquats nécessaires pour remédier  au problème.

Le choix des fenêtres

Quand vient le temps de faire bâtir votre maison ou bien que ce soit le temps de rénover, vous êtes confronté à prendre plusieurs décisions qui affecteront le rendement de votre nouvelle demeure. Faire le bon choix des fenêtres peut s’avérer être une tâche plus ardue que vous ne le pensez. Si vous achetez une maison neuve, votre entrepreneur vous laissera très peu d’options tant qu’au choix des fenêtres. Bien sûr, il vous installera des fenêtres de bonnes qualités mais pour demeurer compétitifs, les gros constructeurs se font donner des prix d’escomptes par leurs fournisseurs advenant qu’ils achètent en grosse quantité et à moins de payer des frais non-compris dans le prix de construction, ils s’en tiendront à vous fournir leurs propres fenêtres inscrites au devis sans vraiment examiner vos besoins réels.

Par contre, si vous agissez en tant qu’auto-constructeur ou bien si vous êtes en charge de vos propres  rénovations, vous ne serez limité que par votre budget et vous vous trouverez en face d’une panoplie de décisions à prendre. Vous devrez choisir des fenêtres qui vous offriront un maximum d’éclairage naturel sans pour autant en diminuer le rendement énergétique. La qualité des composants et le type de matériau seront déterminant à votre confort et à la longévité de vos fenêtres. Avez-vous besoin de fenêtres avec cadres de  bois, en aluminium, PVC ou bien un hybride bois-PVC? Quel type voulez-vous? Fixe, coulissante, à battant, à guillotine, basculante, à soufflet ou oscillo-battante? Tout cela dépend de vos besoins, vous ne voudriez peut-être pas d’une fenêtre à battant qui risquerait de se faire littéralement arracher advenant une forte bourrasque de vent n’est-ce pas?  Ensuite, parlons de la technologie du vitrage. Aurez-vous besoin d’un double ou d’un triple vitrage? Est-ce qu’une pellicule à faible émissivité serait un bon choix pour vous ou bien est-ce que des lames de gaz seraient un meilleur choix? Argon ou krypton?

Toutes les réponses à ses questions seront déterminées par l’emplacement des fenêtres sur votre maison ainsi que de la situation géographique de celle-ci. Si votre maison est bien ensoleillée, peut-être voudrez-vous des cadres en aluminium à la place du PVC. Par contre, peut-être que le PVC serait un bon choix si votre maison se situe dans une région boisée avec peu de soleil et un taux d’humidité élevé. Le PVC est un produit très populaire, résistant à l’humidité mais est fragile aux changements de température et aux rayons ultraviolets. L’aluminium lui, est un produit de très haute qualité mais dont le rendement énergétique sera affecté dû à la conduction directe du froid. La maison située dans un quartier résidentiel n’aura pas non plus besoin des mêmes fenêtres que celle qui est exposée aux grands vents et à l’air salin.

Après les vendeurs d’autos usagées vient les vendeurs de fenêtres et quand vient le temps de les magasiner, soyez certains d’avoir avec vous tous les détails sur la typologie de votre maison et sa situation géographique pour vous assurer de faire les bons choix. Un expert en fenestration vous proposera sûrement des fenêtres plus grandes sur le côté sud pour maximiser la chaleur solaire. Une pellicule à faible émissivité permettra d’y faire entrer la chaleur des bas rayons du soleil en hiver sans en faire sortir la chaleur de votre maison. Par contre, cette même pellicule ne sera pas nécessaire du côté nord étant donné l’absence du soleil. Votre vendeur pourrait alors vous suggérer des fenêtres plus petites avec double ou triple vitrage qui ralentira la transmission des pertes de chaleur au travers les vitres a cause du froid et des vents. La température moyenne en hiver avec le facteur vent viendra influencer votre choix, une température de surface de –55° ou  –35° fera une différence. La présence d’un gaz entre les vitres maximisera le rendement de celles-ci, c’est alors que vous choisirai entre l’argon ou le krypton, ce dernier étant plus efficace mais aussi plus dispendieux vous donnera un résultat différent.

Nous ne faisons qu’effleurer la surface du sujet du vitrage pour fenêtres. Il y a aussi l’aspect de l’isolation acoustique, si vous demeurez près d’une autoroute par exemple, certains types de vitrages diminueront la transmission du son. Vous avez aussi le vitrage de sécurité, les fenêtres qui résisteront aux ouragans, le verre trempé, les vitres avec grillages. Si c’est l’intimité que vous désirez, vous pouvez acheter des fenêtres possédant une pellicule teintée aux couleurs variées. Avec ou sans pellicules anti-reflèts ou anti-égratignures.  Nous retrouvons la plupart de ces fenêtres dans les édifices commerciaux mais peuvent aussi se retrouver chez vous advenant que vous y mettiez le prix.

Si vous ne voulez pas regretter le choix de vos fenêtres en recevant votre facture de chauffage, prenez bien le temps d’examiner toutes les situations avec votre vendeur et vous bénéficierez autant de la durabilité et esthétisme extérieur que votre confort intérieur.

Les revêtements de vinyle

Que ce soit pour une construction neuve ou pour rafraîchir l’allure extérieure d’une maison plus ancienne, vous trouverez sur le marché, des types de revêtements des plus variés. Peu importe celui que vous choisirez, vous pourrez profiter d’un assortiment de formes, de textures et de couleurs impressionnantes, il sera possible de facilement y agencer esthétisme et budget. Cependant, le rôle premier du revêtement étant de protéger l’enveloppe thermique de l’habitation contre les intempéries, une attention particulière devra être apportée quand viendra le temps de faire votre choix. Il sera important de savoir si la maison que vous voulez y installer votre nouveau revêtement sera exposée aux vents dominants, aux rayons ultraviolets, à l’air salin ou à une humidité environnante extrême qui viendra diminuer la durée de vie utile de vos revêtements extérieurs.

Parmi les parements disponibles, le vinyle sera sans contredit le plus populaire de tous et il occupe pas moins de 80% de part du marché actuel des revêtements souples. Faisant son apparition sur le marché de la construction résidentielle dans le début des années 70, le vinyle gagna en popularité à la fois par son faible coût et sa facilité d’installation et d’entretient. La qualité des panneaux de vinyle sera en fonction de son épaisseur qui peut varier entre .038 po. à .05 po. Les profilés haut de gamme quant à eux auront une épaisseur de .05 po et seront bien au delà des normes minimales en matière d’expansion et de résistance aux impacts.

Avec le temps, les fabricants ont raffiné le revêtement de vinyle pour lui donner un fini texturé ressemblant à s’y m’éprendre à des panneaux de bois. La stabilité des composants entrant dans la fabrication des nouveaux produits de vinyle lui donne un meilleur contrôle du degré de lustre des panneaux et une plus grande résistance aux rayons ultraviolets faisant en sorte qu’ils ne perdent seulement de 4 à 6% de leur couleur au fil du temps. Ce n’est cependant que depuis 2003 environ qu’il est possible de se procurer un revêtement de couleur foncée vraiment durable.

L’installation relativement facile demandera toutefois une attention particulière. Que se soit à l’aide de clous, de vis ou d’agrafes, il est important de ne pas les enfoncer complètement ce qui viendrait nuire à l’expansion des panneaux. Le vinyle réagit plutôt vivement aux fluctuations de températures et des panneaux ajustés ou cloués trop serrés finiront par gondoler. Dans cette situation, la solution consiste à démonter le parement affecté et le réinstaller correctement. Offrant une bonne résistance aux chocs et aux égratignures, le vinyle sera cependant friable par temps très froid et pourra se rompre facilement s’il reçoit un coup. Il sera possible de réparer la section endommagée avec du mastic de la même couleur sinon, le panneau devra être changé pour éviter que l’eau s’infiltre derrière.

Ce type de revêtement n’a pas besoin d’être peinturé mais devra être nettoyé à l’occasion pour préserver son apparence. Il sera important de ne pas utiliser de nettoyant abrasif qui en égratignerait la surface et lui enlèverait son lustre. Un des problèmes facilement repérable est le farinage et ces dommages sont attribuables à l’exposition au soleil. La surface se désagrégeant par les rayons ultraviolets, formera un résidu farineux sur les panneaux et il sera aussi possible d’y voir des coulisses causées par la pluie dans le bas des murs ou dans les coins des fenêtres. Ce problème ne se répare pas et le revêtement doit être changé.  Si vous voyez des taches d’eau sous le rebord inférieur des panneaux ou bien de la mousse, ces indices révèlent la présence d’humidité derrière le parement. Dans ces cas, vous devrez vérifier s’il y a infiltration d’eau par les solins.

Lors de l’installation, les panneaux doivent être installé sur des fourrures qui formeront un espace d’air qui sera vital au rôle thermique que remplie l’enveloppe extérieur de la maison et laissera échapper l’eau qui pourrait s’y infiltrer. Cependant, il sera important d’utiliser une moulure de départ dans le bas des murs et de boucher l’espace entre les fourrures pour empêcher les petits rongeurs de s’y infiltrer sans toutefois bloquer l’écoulement de l’eau. Évitez de commencer l’installation trop bas, un minimum de 6 pouces entre la surface du sol et les panneau devrait être respecté pour éviter un désagrègement prématuré. N’hésitez pas à avoir recours aux services d’un professionnel si vous ne vous sentez pas à l’aise dans les hauteurs car la majorité des travaux demanderont l’aide d’un échafaudage. Une installation adéquate maximisera la longévité du parement de vinyle. Suivez les instructions et recommandations du fabricant et vous jouirez d’un revêtement d’allure impeccable pour des années à venir.





La reconstruction après inondation


C,est en lisant un article sur la reconstruction des maisons endommagées par les inondations en Montérégie que m’est venu l’idée du sujet de cette semaine. Il n’est pas sans savoir que les inondations dont cette partie du Québec a connu ce printemps ont endommagées des milliers de résidences et laissées des centaines de propriétaires sans abris. L’évacuation des maisons qui par la suite furent barricadées ont fait qu’avec l’absence de circulation d’air, ces résidences devinrent des incubateurs à moisissures. Toutes ces maisons doivent au minimum, être dénudées de tous revêtement intérieur incluant les matériaux isolants pour éliminer toutes traces de moisissures. Tous les meubles rembourrés, les matelas, les rideaux, les tapis, le linge doivent être jetés. Certaines de ces maisons doivent tout simplement être démolies.

Québec adopta cet été un décret autorisant la reconstruction des résidences en zone inondable. Ce décret autorise les propriétaires de maisons situées dans la zone 2-20 ans, c'est-à-dire sur des terrains susceptibles d'être inondés au moins une fois tous les 20 ans, à rénover et même à reconstruire leur maison. Ces demeures, qui doivent être des résidences principales, devront cependant être immunisées, ce qui signifie qu’elles doivent  être construites sur pilotis ou être bâties sur des fondations imperméables. Les maisons secondaires, les chalets et les propriétaires de maisons situées dans la zone 0-2 ans (inondée tous les deux ans environ) se verront interdire la reconstruction de leur demeure devenue maintenant inhabitable.

L’un des problèmes avec ce décret est qu’une date limite y est fixée pour l’achèvement  des travaux et qu’un montant maximum de $150000 est accordé dépendamment des maisons. Or, dans plusieurs cas, ce montant sera beaucoup trop bas et ne rencontrera pas tous les frais de reconstructions et de remplacements ce qui peut influencer sur la qualité des travaux. L’empressement des propriétaires et le manque de travailleurs qualifiés peut faire en sorte que certaines reconstructions ne se feront pas selon les règles de l’art et seront tout simplement bâclés. Comme vous le savez, ce genre de situation attire toujours les profiteurs et plusieurs propriétaires impatients de commencer les réparations, ont débutés avant même le dépôt du décret du gouvernement. Physiquement et émotionnellement épuisés, certains propriétaires peuvent s’être fait prendre au jeu par des personnes peu scrupuleuses s’étant improvisées entrepreneurs et allant de portes en portes pour offrir leurs services. Il est possible par contre, pour aider à enrayer ce fléau, d’engager un inspecteur en bâtiment pour que celui-ci vérifie en votre nom la conformité du travail effectué par l’entrepreneur au fur et à mesure que les travaux progressent et s’assurer que ceux-ci sont fait selon les règles de l’art.

L’inspection des constructions neuves est normalement consistée de quatre visites principales mais peut varier selon l’entente préalablement conclue avec le propriétaire. Lors de sa première visite, l’inspecteur vérifiera l’armature des fondations, à savoir si celles-ci furent installées selon les plans et il demeurera sur le chantier pour la coulée du béton. Une fois la structure érigée (communément appelée le « Rough ») une inspection de celle-ci sera faite. La construction des murs, des planchers et la structure du toit seront inspectées avant d’y installer les matériaux isolants qui par la suite seront inspectés à leurs tours ainsi que les pare-vapeurs. Enfin, une dernière inspection finale sera faite avant la prise de possession de la maison pour s’assurer que l’entrepreneur a bel et bien fait le travail exigé selon les plans et devis. Advenant la découverte de vices, l’inspecteur vous en fera part par téléphone d’où vous pourrez par la suite intervenir auprès de l’entrepreneur. Il documentera son travail à l’aide de photos et rédigera un rapport du travail accompli.

Ayant moi-même été entrepreneur, je peux me mettre à leur place et vous dire que les inspecteurs ne sont pas les bienvenues sur un chantier et ils vous diront tous que d’engager un inspecteur en bâtiment sera de l’argent jeté par les fenêtres. Contrairement à la Régie du Bâtiment ou la Commission de la Construction du Québec, notre rôle n’est pas de vérifier les conformités des licences ou d’investiguer l’entrepreneur à savoir s’il fait du «travail au noir» et s’assurer qu’ils paient ses cotisations syndicales. L’inspecteur agira en votre nom et s’assurera que le travail effectué reflète ce qui est demandé dans les plans et qu’aucun oubli ou erreur ne s’y ait glissé. Je connais bien la mentalité qui règne sur les chantiers de construction, surtout lorsque le temps presse, rien n’est plus facile que d’omettre l’installation de quelques barres d’armature en disant que l’architecte n’y connaît rien et que le tout sera caché dans le béton. Le propriétaire découvrira l’année suivante que l’eau s’infiltre par des fissures dans la fondation et qu’il ne peut rien faire contre l’entrepreneur puisque celui-ci n’est plus en affaire. 

Ce ne sont pas tous les inspecteurs en bâtiment qui ont les qualifications nécessaires pour inspecter les constructions neuves. Vérifiez si celui-ci a de l’expérience en construction et s’il détient son certificat ASP de la CSST lui permettant de travailler en chantier. Les frais chargés pour ce genre de mandat peuvent varier entre 1200 et 2000 dollars ce qui est peu cher payé pour  vous donner la paix d’esprit et possiblement vous éviter des futures réparations pouvant s’avérer être très dispendieuses. Maintenant, que peut-il arriver lors de la revente de ces maisons? Si vous êtes l’acheteur, faites la inspecter et faites faire une analyse de la qualité de l’air pour vous assurer de l’absence de spores de moisissures qui pourraient être nuisibles pour la santé. Si vous êtes le vendeur et que vous avez fait certaines réparations vous-même, soyez certains de tous mentionner et de ne rien cacher à l’acheteur. La moisissure non détectée dans les murs sera un vice caché et vous en serez tenu responsable. Si par contre vous avez opté pour les services d’un professionnel, ayez en main toutes les factures qui vous serviront de preuves advenant un recours contre vous.