Le choix des fenêtres

Quand vient le temps de faire bâtir votre maison ou bien que ce soit le temps de rénover, vous êtes confronté à prendre plusieurs décisions qui affecteront le rendement de votre nouvelle demeure. Faire le bon choix des fenêtres peut s’avérer être une tâche plus ardue que vous ne le pensez. Si vous achetez une maison neuve, votre entrepreneur vous laissera très peu d’options tant qu’au choix des fenêtres. Bien sûr, il vous installera des fenêtres de bonnes qualités mais pour demeurer compétitifs, les gros constructeurs se font donner des prix d’escomptes par leurs fournisseurs advenant qu’ils achètent en grosse quantité et à moins de payer des frais non-compris dans le prix de construction, ils s’en tiendront à vous fournir leurs propres fenêtres inscrites au devis sans vraiment examiner vos besoins réels.

Par contre, si vous agissez en tant qu’auto-constructeur ou bien si vous êtes en charge de vos propres  rénovations, vous ne serez limité que par votre budget et vous vous trouverez en face d’une panoplie de décisions à prendre. Vous devrez choisir des fenêtres qui vous offriront un maximum d’éclairage naturel sans pour autant en diminuer le rendement énergétique. La qualité des composants et le type de matériau seront déterminant à votre confort et à la longévité de vos fenêtres. Avez-vous besoin de fenêtres avec cadres de  bois, en aluminium, PVC ou bien un hybride bois-PVC? Quel type voulez-vous? Fixe, coulissante, à battant, à guillotine, basculante, à soufflet ou oscillo-battante? Tout cela dépend de vos besoins, vous ne voudriez peut-être pas d’une fenêtre à battant qui risquerait de se faire littéralement arracher advenant une forte bourrasque de vent n’est-ce pas?  Ensuite, parlons de la technologie du vitrage. Aurez-vous besoin d’un double ou d’un triple vitrage? Est-ce qu’une pellicule à faible émissivité serait un bon choix pour vous ou bien est-ce que des lames de gaz seraient un meilleur choix? Argon ou krypton?

Toutes les réponses à ses questions seront déterminées par l’emplacement des fenêtres sur votre maison ainsi que de la situation géographique de celle-ci. Si votre maison est bien ensoleillée, peut-être voudrez-vous des cadres en aluminium à la place du PVC. Par contre, peut-être que le PVC serait un bon choix si votre maison se situe dans une région boisée avec peu de soleil et un taux d’humidité élevé. Le PVC est un produit très populaire, résistant à l’humidité mais est fragile aux changements de température et aux rayons ultraviolets. L’aluminium lui, est un produit de très haute qualité mais dont le rendement énergétique sera affecté dû à la conduction directe du froid. La maison située dans un quartier résidentiel n’aura pas non plus besoin des mêmes fenêtres que celle qui est exposée aux grands vents et à l’air salin.

Après les vendeurs d’autos usagées vient les vendeurs de fenêtres et quand vient le temps de les magasiner, soyez certains d’avoir avec vous tous les détails sur la typologie de votre maison et sa situation géographique pour vous assurer de faire les bons choix. Un expert en fenestration vous proposera sûrement des fenêtres plus grandes sur le côté sud pour maximiser la chaleur solaire. Une pellicule à faible émissivité permettra d’y faire entrer la chaleur des bas rayons du soleil en hiver sans en faire sortir la chaleur de votre maison. Par contre, cette même pellicule ne sera pas nécessaire du côté nord étant donné l’absence du soleil. Votre vendeur pourrait alors vous suggérer des fenêtres plus petites avec double ou triple vitrage qui ralentira la transmission des pertes de chaleur au travers les vitres a cause du froid et des vents. La température moyenne en hiver avec le facteur vent viendra influencer votre choix, une température de surface de –55° ou  –35° fera une différence. La présence d’un gaz entre les vitres maximisera le rendement de celles-ci, c’est alors que vous choisirai entre l’argon ou le krypton, ce dernier étant plus efficace mais aussi plus dispendieux vous donnera un résultat différent.

Nous ne faisons qu’effleurer la surface du sujet du vitrage pour fenêtres. Il y a aussi l’aspect de l’isolation acoustique, si vous demeurez près d’une autoroute par exemple, certains types de vitrages diminueront la transmission du son. Vous avez aussi le vitrage de sécurité, les fenêtres qui résisteront aux ouragans, le verre trempé, les vitres avec grillages. Si c’est l’intimité que vous désirez, vous pouvez acheter des fenêtres possédant une pellicule teintée aux couleurs variées. Avec ou sans pellicules anti-reflèts ou anti-égratignures.  Nous retrouvons la plupart de ces fenêtres dans les édifices commerciaux mais peuvent aussi se retrouver chez vous advenant que vous y mettiez le prix.

Si vous ne voulez pas regretter le choix de vos fenêtres en recevant votre facture de chauffage, prenez bien le temps d’examiner toutes les situations avec votre vendeur et vous bénéficierez autant de la durabilité et esthétisme extérieur que votre confort intérieur.

Les revêtements de vinyle

Que ce soit pour une construction neuve ou pour rafraîchir l’allure extérieure d’une maison plus ancienne, vous trouverez sur le marché, des types de revêtements des plus variés. Peu importe celui que vous choisirez, vous pourrez profiter d’un assortiment de formes, de textures et de couleurs impressionnantes, il sera possible de facilement y agencer esthétisme et budget. Cependant, le rôle premier du revêtement étant de protéger l’enveloppe thermique de l’habitation contre les intempéries, une attention particulière devra être apportée quand viendra le temps de faire votre choix. Il sera important de savoir si la maison que vous voulez y installer votre nouveau revêtement sera exposée aux vents dominants, aux rayons ultraviolets, à l’air salin ou à une humidité environnante extrême qui viendra diminuer la durée de vie utile de vos revêtements extérieurs.

Parmi les parements disponibles, le vinyle sera sans contredit le plus populaire de tous et il occupe pas moins de 80% de part du marché actuel des revêtements souples. Faisant son apparition sur le marché de la construction résidentielle dans le début des années 70, le vinyle gagna en popularité à la fois par son faible coût et sa facilité d’installation et d’entretient. La qualité des panneaux de vinyle sera en fonction de son épaisseur qui peut varier entre .038 po. à .05 po. Les profilés haut de gamme quant à eux auront une épaisseur de .05 po et seront bien au delà des normes minimales en matière d’expansion et de résistance aux impacts.

Avec le temps, les fabricants ont raffiné le revêtement de vinyle pour lui donner un fini texturé ressemblant à s’y m’éprendre à des panneaux de bois. La stabilité des composants entrant dans la fabrication des nouveaux produits de vinyle lui donne un meilleur contrôle du degré de lustre des panneaux et une plus grande résistance aux rayons ultraviolets faisant en sorte qu’ils ne perdent seulement de 4 à 6% de leur couleur au fil du temps. Ce n’est cependant que depuis 2003 environ qu’il est possible de se procurer un revêtement de couleur foncée vraiment durable.

L’installation relativement facile demandera toutefois une attention particulière. Que se soit à l’aide de clous, de vis ou d’agrafes, il est important de ne pas les enfoncer complètement ce qui viendrait nuire à l’expansion des panneaux. Le vinyle réagit plutôt vivement aux fluctuations de températures et des panneaux ajustés ou cloués trop serrés finiront par gondoler. Dans cette situation, la solution consiste à démonter le parement affecté et le réinstaller correctement. Offrant une bonne résistance aux chocs et aux égratignures, le vinyle sera cependant friable par temps très froid et pourra se rompre facilement s’il reçoit un coup. Il sera possible de réparer la section endommagée avec du mastic de la même couleur sinon, le panneau devra être changé pour éviter que l’eau s’infiltre derrière.

Ce type de revêtement n’a pas besoin d’être peinturé mais devra être nettoyé à l’occasion pour préserver son apparence. Il sera important de ne pas utiliser de nettoyant abrasif qui en égratignerait la surface et lui enlèverait son lustre. Un des problèmes facilement repérable est le farinage et ces dommages sont attribuables à l’exposition au soleil. La surface se désagrégeant par les rayons ultraviolets, formera un résidu farineux sur les panneaux et il sera aussi possible d’y voir des coulisses causées par la pluie dans le bas des murs ou dans les coins des fenêtres. Ce problème ne se répare pas et le revêtement doit être changé.  Si vous voyez des taches d’eau sous le rebord inférieur des panneaux ou bien de la mousse, ces indices révèlent la présence d’humidité derrière le parement. Dans ces cas, vous devrez vérifier s’il y a infiltration d’eau par les solins.

Lors de l’installation, les panneaux doivent être installé sur des fourrures qui formeront un espace d’air qui sera vital au rôle thermique que remplie l’enveloppe extérieur de la maison et laissera échapper l’eau qui pourrait s’y infiltrer. Cependant, il sera important d’utiliser une moulure de départ dans le bas des murs et de boucher l’espace entre les fourrures pour empêcher les petits rongeurs de s’y infiltrer sans toutefois bloquer l’écoulement de l’eau. Évitez de commencer l’installation trop bas, un minimum de 6 pouces entre la surface du sol et les panneau devrait être respecté pour éviter un désagrègement prématuré. N’hésitez pas à avoir recours aux services d’un professionnel si vous ne vous sentez pas à l’aise dans les hauteurs car la majorité des travaux demanderont l’aide d’un échafaudage. Une installation adéquate maximisera la longévité du parement de vinyle. Suivez les instructions et recommandations du fabricant et vous jouirez d’un revêtement d’allure impeccable pour des années à venir.





La reconstruction après inondation


C,est en lisant un article sur la reconstruction des maisons endommagées par les inondations en Montérégie que m’est venu l’idée du sujet de cette semaine. Il n’est pas sans savoir que les inondations dont cette partie du Québec a connu ce printemps ont endommagées des milliers de résidences et laissées des centaines de propriétaires sans abris. L’évacuation des maisons qui par la suite furent barricadées ont fait qu’avec l’absence de circulation d’air, ces résidences devinrent des incubateurs à moisissures. Toutes ces maisons doivent au minimum, être dénudées de tous revêtement intérieur incluant les matériaux isolants pour éliminer toutes traces de moisissures. Tous les meubles rembourrés, les matelas, les rideaux, les tapis, le linge doivent être jetés. Certaines de ces maisons doivent tout simplement être démolies.

Québec adopta cet été un décret autorisant la reconstruction des résidences en zone inondable. Ce décret autorise les propriétaires de maisons situées dans la zone 2-20 ans, c'est-à-dire sur des terrains susceptibles d'être inondés au moins une fois tous les 20 ans, à rénover et même à reconstruire leur maison. Ces demeures, qui doivent être des résidences principales, devront cependant être immunisées, ce qui signifie qu’elles doivent  être construites sur pilotis ou être bâties sur des fondations imperméables. Les maisons secondaires, les chalets et les propriétaires de maisons situées dans la zone 0-2 ans (inondée tous les deux ans environ) se verront interdire la reconstruction de leur demeure devenue maintenant inhabitable.

L’un des problèmes avec ce décret est qu’une date limite y est fixée pour l’achèvement  des travaux et qu’un montant maximum de $150000 est accordé dépendamment des maisons. Or, dans plusieurs cas, ce montant sera beaucoup trop bas et ne rencontrera pas tous les frais de reconstructions et de remplacements ce qui peut influencer sur la qualité des travaux. L’empressement des propriétaires et le manque de travailleurs qualifiés peut faire en sorte que certaines reconstructions ne se feront pas selon les règles de l’art et seront tout simplement bâclés. Comme vous le savez, ce genre de situation attire toujours les profiteurs et plusieurs propriétaires impatients de commencer les réparations, ont débutés avant même le dépôt du décret du gouvernement. Physiquement et émotionnellement épuisés, certains propriétaires peuvent s’être fait prendre au jeu par des personnes peu scrupuleuses s’étant improvisées entrepreneurs et allant de portes en portes pour offrir leurs services. Il est possible par contre, pour aider à enrayer ce fléau, d’engager un inspecteur en bâtiment pour que celui-ci vérifie en votre nom la conformité du travail effectué par l’entrepreneur au fur et à mesure que les travaux progressent et s’assurer que ceux-ci sont fait selon les règles de l’art.

L’inspection des constructions neuves est normalement consistée de quatre visites principales mais peut varier selon l’entente préalablement conclue avec le propriétaire. Lors de sa première visite, l’inspecteur vérifiera l’armature des fondations, à savoir si celles-ci furent installées selon les plans et il demeurera sur le chantier pour la coulée du béton. Une fois la structure érigée (communément appelée le « Rough ») une inspection de celle-ci sera faite. La construction des murs, des planchers et la structure du toit seront inspectées avant d’y installer les matériaux isolants qui par la suite seront inspectés à leurs tours ainsi que les pare-vapeurs. Enfin, une dernière inspection finale sera faite avant la prise de possession de la maison pour s’assurer que l’entrepreneur a bel et bien fait le travail exigé selon les plans et devis. Advenant la découverte de vices, l’inspecteur vous en fera part par téléphone d’où vous pourrez par la suite intervenir auprès de l’entrepreneur. Il documentera son travail à l’aide de photos et rédigera un rapport du travail accompli.

Ayant moi-même été entrepreneur, je peux me mettre à leur place et vous dire que les inspecteurs ne sont pas les bienvenues sur un chantier et ils vous diront tous que d’engager un inspecteur en bâtiment sera de l’argent jeté par les fenêtres. Contrairement à la Régie du Bâtiment ou la Commission de la Construction du Québec, notre rôle n’est pas de vérifier les conformités des licences ou d’investiguer l’entrepreneur à savoir s’il fait du «travail au noir» et s’assurer qu’ils paient ses cotisations syndicales. L’inspecteur agira en votre nom et s’assurera que le travail effectué reflète ce qui est demandé dans les plans et qu’aucun oubli ou erreur ne s’y ait glissé. Je connais bien la mentalité qui règne sur les chantiers de construction, surtout lorsque le temps presse, rien n’est plus facile que d’omettre l’installation de quelques barres d’armature en disant que l’architecte n’y connaît rien et que le tout sera caché dans le béton. Le propriétaire découvrira l’année suivante que l’eau s’infiltre par des fissures dans la fondation et qu’il ne peut rien faire contre l’entrepreneur puisque celui-ci n’est plus en affaire. 

Ce ne sont pas tous les inspecteurs en bâtiment qui ont les qualifications nécessaires pour inspecter les constructions neuves. Vérifiez si celui-ci a de l’expérience en construction et s’il détient son certificat ASP de la CSST lui permettant de travailler en chantier. Les frais chargés pour ce genre de mandat peuvent varier entre 1200 et 2000 dollars ce qui est peu cher payé pour  vous donner la paix d’esprit et possiblement vous éviter des futures réparations pouvant s’avérer être très dispendieuses. Maintenant, que peut-il arriver lors de la revente de ces maisons? Si vous êtes l’acheteur, faites la inspecter et faites faire une analyse de la qualité de l’air pour vous assurer de l’absence de spores de moisissures qui pourraient être nuisibles pour la santé. Si vous êtes le vendeur et que vous avez fait certaines réparations vous-même, soyez certains de tous mentionner et de ne rien cacher à l’acheteur. La moisissure non détectée dans les murs sera un vice caché et vous en serez tenu responsable. Si par contre vous avez opté pour les services d’un professionnel, ayez en main toutes les factures qui vous serviront de preuves advenant un recours contre vous.

L'écoulement de l'eau de surface

Rafraîchissante et fortement convoitée lors des journées de canicules mais d’ailleurs et avant tout, un besoin essentiel permettant à toute espèce animale et végétale de survivre et s’épanouir, l’eau peut aussi s’avérer être la source de bien des désagréments lorsque celle-ci s’invite dans nos sous-sols à notre insu. Avec un aménagement adéquat du terrain, un système de drainage fonctionnel et en prenant quelques simples précautions, il sera possible de diminuer considérablement les risques d’infiltration.

Il est facile de prévoir et de prendre les précautions nécessaires lors de la conception des plans d’une nouvelle maison mais les choses sont bien différentes à l’achat d’une maison déjà existante. Un bon inspecteur ne se limitera pas à vérifier les composants intérieurs et extérieurs de votre maison, l’aménagement extérieur fera aussi partie de son inspection. Une des causes d’infiltration dans les sous-sols est due à l’accumulation d’eau de surface sur le terrain et un mauvais écoulement. Le dénivellement du terrain devrait démontrer une pente positive sur tous les cotés de la maison pour que l’eau de surface s’écoule en s’éloignant de la maison.

Il sera aussi possible d’installer des drains de surface aux endroits appropriés. La conception est relativement simple et s’agit essentiellement d’une tranchée creusée en direction d’une zone non utilisée du terrain ou se jetant dans un fossé. Un tuyau perforé y est placé, puis recouvert de gravier ou de pierre. La largeur de la tranchée dépendra de la quantité d’eau dont vous avez besoin de vous débarrasser et la pente de celle-ci devrait être de 1%, (1 pied tous les 100 pieds) pour obtenir un bon écoulement. Cependant, étant propriétaire, vous devriez faire preuve de prudence si vous décidez de réaménager votre  terrain et d’y changer les pentes et d’y installer de nouveaux drains car vous serez tenu responsable des préjudices causés au voisin si celui-ci se retrouve avec une nouvelle affluence d’eau provenant de chez-vous.

L’origine du drain français serait attribuée à un agriculteur du Massachusetts du nom de Henry French qui aurait eu l’idée des tranchées remplies de pierres pour éloigner l’eau de ses terres. D’autres prétendent que ce terme proviendrait de France puisque dans les années 1800, Paris était dotée de tranchées ouvertes servant de drains. Le drain français comme nous le connaissons fit son apparition dans les années 50. Les tuyaux fabriqués de tuiles de grès en longueur de 1 pied et ayant 3 ou 4 pouces de diamètre intérieur étaient installés à la base de la fondation une à la suite de l’autre en laissant un espace d’environ ¼ de pouce entre chaque tuile pour recevoir l’eau. Les joints étaient normalement protégés d’un papier noir affin d’éviter l’infiltration de terre à l’intérieur. Les tuyaux étaient ensuite recouverts d’une couche de gravier, mais trop souvent en quantité insuffisante et il arrivait souvent qu’aucun gravier ne s’y trouve. De plus,  dû à la fragilité du grès, certains de ces drains étaient même détruits par des pierres dès le remblayage des fondations.

De nos jours, l'utilisation du drain de grès n'est plus utilisé. On utilise un tuyau dit de «bigot perforé» ou «BIG-O». Tuyaux de plastique flexible facile d’installation, il est perforé de façon à laisser passer l'eau plus facilement dans le tuyau. L’installation d’un drain français autour d’un bâtiment est une opération qui doit être fait avec toute l’attention nécessaire en respectant les règles d’art. Installé à la base de la semelle, son rôle consistera à recueillir l’eau s’écoulant le long de la fondation mais saviez-vous qu’il recueillera aussi l’eau lors de la montée du niveau de la nappe phréatique et aidera à diminuer les pressions hydrostatiques pouvant endommager la dalle? C’est pourquoi qu’une attention particulière doit aussi être apportée autant sous le drain que dessus celui-ci lors de l’installation. Le tuyau sera recouvert de pierres concassées et il est recommandé de recouvrir la pierre (et non le tuyau) d'une membrane géotextile lorsque les particules du remblai sont fines et qu’elles risquent d’en obstruer le drain. L’eau recueillie sera ensuite évacuée soit par gravité ou par un système de pompage. Dans les 2 cas, l’eau sera  acheminée jusqu’au bassin d’évacuation situé au sous-sol. Si la base du bassin est situés au dessus du tuyau de raccordement à l’égout pluvial, c’est par gravité qu’il y aura évacuation.  Dans l’autre cas, ce sera à l’aide d’une pompe qui enverra l’eau dans le tuyau de raccordement.  Pour un immeuble plus âgé et n’ayant aucun égout pluvial, le drain se déversera par gravité directement dans l’égout sanitaire.

Les descentes de gouttières doivent être disposées de façon à éloigner l’eau des fondations et une gaine de drainage ou des déflecteurs devraient être installés pour que l’eau de décharge s’écoule loin des fondations. Trop souvent nous voyons les descentes connectées directement au drain français, cette situation entraîne un apport important d’eau à un système de drainage déjà affecté et y entraîne aussi toute les feuilles mortes et autres détritus retrouvés dans les gouttières qui par la suite vient boucher les tuyaux. Avec une durée de vie d’environ 30 ans, il est possible que le drain d’une maison plus vieille ne fonctionne plus adéquatement. Si vous découvrez des infiltrations d'eau ou notez la présence d'humidité excessive dans le sous-sol ou voyez des moisissures ou des traces d’efflorescences, une inspection du système de drainage est recommandée. Un technicien se rendra chez vous et à l’aide d’une caméra pour en vérifier l’intérieur du drain. Il est possible que le tuyau soit totalement libre mais qu’il soit bouché de l’extérieur, dans ce cas un nouveau remblai sera de mise et, tant qu’à creuser, profitez-en pour calfeutrer les fissures et refaire l’imperméabilisation des murs et vous devriez avoir l’esprit tranquille pour un autre 30 ans.

La chambre de bébé et les COV


Ah! l’odeur d’une auto neuve, comme ça sent bon. Bébé s’en vient et quel bon moment pour en profiter pour rénover avant son arrivé et lui faire une chambre toute neuve. Repeindre les murs, refaire les parquets, acheter une nouvelle literie et de nouveaux accessoires. Un petit coup de désinfectant juste avant l’évènement heureux, comme tout ça va être beau... et ça va sentir bon, bon comme le char neuf. Vous saviez que cette odeur que l’on trouve si bonne n’est en fait que l’émanation et l’évaporation des produits chimiques contenu dans le plastique, le caoutchouc et les tapis?

Le zèle esthétique des parents qui veulent quelque chose de tout beau tout neuf peut en fait nuire à bébé qui lui se fout totalement des beaux nuages tout frais peinturés sur les murs et du gros ours en peluche qui ramasse la poussière dans le coin de la chambre. Les émanations des produits chimiques s’évaporant de matériaux neufs pourraient se comparer à celles d’une auto neuve. Vous ne laisseriez pas dormir ti-pou dans votre auto n’est-ce pas? Alors pourquoi l’en entourer de tous ces produits dans sa chambre? Bien sûr vous me direz, «Ah! mais moi je n’achète que des produits non toxiques, des produits bon pour l’environnement.» Rien n’est plus vendeur de nos jours que de dire que matériau X est composé de produits «bio», qu’il est fait de matières recyclables et que sa fabrication n’a pas causée de torts à l’environnement. C’est bien beau tout ça, c’est comme dire que le Big Mac est fait de bœuf pur à 100%. 

Dans notre ère moderne d’aujourd’hui, nous sommes dépendant du pétrole et de ses produits dérivés qui entrent dans la composition de presque tout nos produits de consommations. Avec toutes nos bonnes intentions, les produits chimiques ne sont pas tous remplaçables et malgré ce que les compagnies diront pour en vanter les caractéristiques écologiques et environnementales de leurs produits, il n’en demeure pas moins qu’il existera toujours une partie de ceux-ci qui restera chimique et nocive.

Les «COV», composés organiques volatiles est le nom donné aux produits s’évaporant et laissant émaner des substances parfois nocives et toxiques dans l’air. Les produits comme le chlorure de polyvinyle par exemple ou communément appelé PVC est un plastique qui fait parti de notre entourage quotidien. Nous y retrouverons la nouvelle fenêtre dans la chambre de bébé,  les nouveaux stores, et même certains jouets et parties de la literie du petit poussin. Des additifs chimiques comme les phthalates sont ajouté au PVC pour le rendre plus ou moins flexible et sont reconnu pour être nocif. La peinture et le verni retrouvés sur les murs, les meubles et les planchers auront tous des additifs chimiques qui s’évaporeront dans l’air. Vous saviez que la vieille peinture pouvait contenir du plomb, mais saviez-vous qu’elle pouvait aussi contenir du mercure? Celui-ci servait d’agent de préservation contre les bactéries. Les adhésifs des tapisseries, la colle retenant les fibres de tapis, le vinyle du matelas à poupon, toutes ces choses laisseront évaporer des produits chimiques nocifs.

Maintenant, quelles précautions pouvons-nous prendre pour que ti-proute ait sa chambre à lui? Tout d’abord, faites vos devoirs sur le genre de travaux que vous voulez entreprendre et le choix des matériaux que vous devrez utiliser. Tentez de choisir des produits «faible-COV». Débutez les travaux le plus tôt possible pour qu’une fois terminée, les COV contenus dans les matériaux puissent avoir le temps de s’évaporer sur une période de 3 à 6 mois. Ne fermez pas la porte pour empêcher pitou d’y aller en espérant de garder la chambre stérile, ce serait l’une des pires choses à faire. Le plus d’aération dans la chambre, le plus vite les émanations se seront dissipées. Optez pour un plancher de bois à la place du tapis. Certaines tapisseries dont le plastifiant contenu dans le vinyle contiendra du COV, essayez de les éviter. Les compagnies de peinture s’efforcent de plus en plus à donner un produit non toxique qui contient très peu de ces COV.  Il devrait être relativement facile d’en trouver.  Essayez de trouver des meubles de bois solide dont vous repeindrez et évitez les meubles fait de contreplaqué ou de particules de bois, ces produits contiennent des adhésifs qui émaneront des COV.

Après avoir pris toutes les mesures nécessaires pour que votre nouveau-né ait un environnement saint, avez-vous pensé à la chose la plus importante de la maison? La qualité de l’air. Toutes ces précautions resteront vaines si votre maison est un incubateur à moisissures. A quand remonte la dernière fois que vous avez fait nettoyer vos conduits d’aération? Peut-être s’y trouve-t-il la réponse à votre toux chronique et autres petits maux. Il ne faudrait pas non plus devenir tout croche en pensant que vous avez causé les problèmes d’asthme de bébé et je ne m’avancerai pas sur ce territoire mais une chose est sûre, le gros bon sens a toujours prédominance.